Illustration du logo de Goldman Sachs
Goldman Sachs a fait état jeudi d'un bénéfice en hausse au quatrième trimestre, celui-ci ayant été alimenté par des revenus de transactions plus élevés dans un marché turbulent et un gain unique provenant de l'abandon de son partenariat avec Apple dans les cartes de crédit.
Les traders en actions de la banque ont profité de la volatilité et d'un rallye plus large sur le marché américain, les investisseurs spéculant sur la trajectoire des taux d'intérêt de la Réserve fédérale et sur les perspectives des sociétés d'intelligence artificielle (IA).
Les revenus liés aux actions ont augmenté pour atteindre 4,31 milliards de dollars (3,70 milliards d'euros) sur le trimestre, contre 3,45 milliards de dollars il y a un an.
Les revenus des transactions sur les titres à revenu fixe, les devises et les matières premières ont quant à eux augmenté de 12,5% pour atteindre 3,11 milliards de dollars.
Goldman Sachs, qui a conclu un accord avec JPMorgan Chase pour céder son partenariat avec la carte Apple, s'attendait à une augmentation de 46 centimes de dollar par action de ses résultats en raison de cette sortie.
Son bénéfice attribuable aux actionnaires ordinaires a atteint 4,38 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit 14,01 dollars par action, contre 3,92 milliards de dollars, soit 11,95 dollars par action, un an plus tôt.
DÉSENGAGEMENT DU SECTEUR DE LA CONSOMMATION
En abandonnant son partenariat sur la carte Apple, Goldman Sachs s'éloigne de son activité malheureuse dans le secteur de la consommation.
Ce retrait intervient également alors que d'autres prêteurs s'inquiètent de la proposition du président américain Donald Trump de plafonner les taux d'intérêt des cartes de crédit à 10%.
Le bénéfice de Goldman Sachs a par ailleurs bénéficié de la libération de 2,48 milliards de dollars de ses stocks pour couvrir les pertes sur les prêts liés aux cartes de crédit. Morningstar a estimé que la banque gagnerait 145 millions de dollars grâce à cette transaction.
UN MARCHÉ DES FUSIONS ET ACQUISITIONS SOLIDE
Dans un environnement réglementaire plus favorable sous la présidence de Donald Trump, et avec des taux d'intérêt plus bas et des liquidités excédentaires, les entreprises ont été incitées à réaliser davantage d'opérations.
Les honoraires de Goldman provenant de la banque d'investissement ont augmenté de 25% pour atteindre 2,58 milliards de dollars par rapport à l'année précédente.
La banque d'investissement de Goldman Sachs a conseillé certaines grandes fusions en 2025, notamment le rachat par emprunt d'Electronic Arts pour 56,5 milliards de dollars et l'acquisition par Alphabet de la société de sécurité informatique Wiz pour 32 milliards de dollars.
Ces opérations de grande envergure ont permis à la banque de s'assurer une fois de plus la première place pour les fusions et acquisitions mondiales en 2025, avec un volume total de transactions de 1.480 milliard de dollars et des honoraires de 4,6 milliards de dollars.
Les principaux négociateurs s'attendent à ce que la reprise des fusions - qui ont frôlé des niveaux record en 2025 - se poursuive cette année, car les importants investissements dans l'IA alimentent de nouvelles transactions dans le secteur de la technologie.
Les volumes mondiaux de fusions et acquisitions ont atteint 5.100 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 42% par rapport à 2024, selon les données de Dealogic.
(Rédigé par Utkarsh Shetti à Bangalore et de Saeed Azhar à New York ; version française Etienne Breban ; édité par Augustin Turpin)

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